Auteur Sujet: Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela  (Lu 2250 fois)

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Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela
« le: 20 mai 2004 à 12:35:17 »
Je vous invite à réagir sur l'actualité au Venezuela, d'après l'article suivant.
Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela    
Washington et l'opposition sont derrière le complot terroriste contre Chavez
Par Alan Woods (article complet : http://www.lariposte.com/21/Paramilitaires-colombiens-Venezuela.htm)

L'arrestation le dimanche 9 mai, près de Caracas, d'environ 80 paramilitaires colombiens liés à l'opposition vénézuélienne confirme les soupçons de recours par la contre-révolution à des moyens de plus en plus désespérés et violents pour renverser le gouvernement d'Hugo Chavez. Les informations provenant de Caracas précisent que les Colombiens ont été arrêtés lors d'un raid à l'aube contre une ferme appartenant à un exilé cubain, dans la banlieue de la capitale.

Durant son émission hebdomadaire « Alo Presidente » diffusée à la radio et la télévision publiques, M. Chavez a annoncé que 53 paramilitaires avaient été arrêtés dans cette ferme tôt dans la matinée, et que 24 autres avaient été capturés après s'être enfuis dans la campagne environnante. Les officiels ont déclaré détenir 90 personnes au total, mais d'autres ont pu être arrêtés ultérieurement. 40 autres personnes sont toujours recherchées.

Les forces de sécurité découvrent de nouveaux indices et recherchent d'autres suspects. Chavez a ajouté que ces arrestations sont la preuve d'une conspiration contre son gouvernement, impliquant des exilés cubains et vénézuéliens en Floride et en Colombie voisine. Le président Chavez a déclaré que le complot était soutenu par les médias d'information, pro-opposition dans leur majorité, et a dit que le raid avait « éliminé le noyau d'un groupe terroriste ».

« Maintenant ils importent des terroristes » a dit Chavez de ses opposants, ajoutant que la ferme – située dans la municipalité d'El Hatillo – était la propriété de Roberto Alonso, un exilé cubain lié à d'autres exilés cubains et vénézuéliens. [...]

jo

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Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela
« Réponse #1 le: 20 mai 2004 à 15:07:34 »
j'aimerais savoir quels est l'importance des force révolutionnaire. Je sais que l'opposition controle les média non gouvernementaux. Mais j'ignore si la révolution est réélement menacé. Pourrais-je avoir plus d'informations sur ce qui ce passe là-bas. Si il y a quelquechose que l'on peut faire pour soutenir ce mouvement...

Rédaction de La Riposte

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Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela
« Réponse #2 le: 20 mai 2004 à 19:46:09 »
Pour répondre à Jo :

Oui, la révolution vénézuelienne est toujours en danger. Elle est menacée de l'intérieur comme de l'extérieur. Vous pouvez vous faire une idée du processus révolutionnaire en cours en consultant notre document La révolution au Venezuela : l'heure décisive approche, qui se trouve sur notre site internet sous le lien : http://www.lariposte.com/19/V%E9n%E9zuela-04-11-2003.htm, dans la section "Amérique Latine". A partir de là, on pourrait poursuivre la discussion sur cette question sur le forum.

Vous trouverez également sur notre site une pétition à signer. La Riposte a organisé une série de conférences pour faire connaître ce qui se passe au Venezuela. Notre campagne de solidarité a eu un impact considérable au Venezuela, au point d'être largement commentée par Chavez lui-même, qui lui a accordé son soutien personnel. Vous trouverez des textes sur le site à ce sujet.

Fraternellement,

Jérôme

Aurélien

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Des paramilitaires colombiens arrêtés au Venezuela
« Réponse #3 le: 22 mai 2004 à 14:27:06 »
Bonjour,
ce sujet m'interpelle parceque cette semaine, dans le numéro de Charlie Hebdo que j'ai reçu, le journal "critique", de "gauche", a encore sévi.

D'abord sur le Vénézuela:
Il y a quelques mois déjà, C.Hebdo avait balancé des énormités sur le Vénézuela (n° 602, 31 décembre 2003), en faisant allusion au projet de pétition pour obtenir un référendum pour la révocation de Chavez, lancé par l'opposition. Bien sûr, CH parle de "l'opposition" comme s'il s'agissait de gens de la trempe d'Aung San Suu Kyi en Birmanie, défenseurs de la liberté, etc. Pourtant ils ne sont pas sans savoir que cette "opposition" est à la droite du Medef qu'ils conchient en France.  Dans ce n°, ils avaient écrit que Chavez comptait "rester au pouvoir" malgré les 65% (sic!  :shock: ) de vénézuéliens qui souhaiteraient son départ ! Déjà que l'opposition n'a pas réussi à recueillir (honnêtement?) plus de 2 millions de signatures, CH parle de 65% sur un pays de 25 millions d'âmes et 12 millions d'électeurs!

Re-belote dans le n° du mercredi 19 mai 2004. Cette fois-ci, CH parle directement des paramilitaires colombiens arrêtés. Et là, c'est le grand jeu de CH. D'abord, on cite "la chaîne de l'Etat" qui lance des accusations contre les paras arrêtés, en oubliant bien de préciser qu'aux Vénézuela, c'est pas comme en URSS, y a pas qu'une chaîne d'Etat, et les médias privés soutienent largement l'opposition. Etrange dictature! D'autant que selon le même raisonnement, en France, France 2 et France 3 devraient aussi être qualifiées de "chaînes d'Etat" (bouuhh!!! France2=staliniens!!!).
Ensuite, CH persévère: on se gausse des accusations de Chavez car les terroristes n'étaient pas armés!! Ah, quel mytho ce Chavez (le titre de la brève en question est justement: "mythomane?")! On se demande cependant comment réagirait CH si, en France, on arrêtait un comando non-armé s'entraînant au service d'Al-Qaeda. Là, l'absence d'arme ne changerait rien: "on ne va pas attendre qu'ils soient armés pour les arrêter!" dirait le bon sens auquel même CH souscrirait. Mais ce n'est pas Al-Qaeda, et ce n'est pas en France: c'est au Vénézuela, chez ce Mr. Chavez qui nous déplaît fortement.
Ensuite, on reparle de la pétition lancée par l'opposition, qui a déjà fait valider 1.9 million de signatures, et qui doit en faire accepter 500.000. Les commentaires montrent que CH a choisi son camp: le Conseil National électoral est accusé de "jouer la montre", et on rappelle que dans de "grands débats d'ordre graphologiques" un million de signatures avaient été invalidées. Pas un mot sur les allégations selon lesquelles l'opposition, et ses amis patrons, obtiennent par pression les signatures de leurs salariés, et pourquoi pas des signatures illégales (enfants, personnes décédées). Même si ce ne sont que des rumeurs, que je n'ai pas vérifié, CH ne se penche pas dessus, pour les vérifier ou les infirmer. En revanche, le lecteur de CH entend parler des "débats d'ordre graphologiques" (entendez: le CNE fait la fine bouche) où il est exclu que le CNE puisse avoir de bonnes raisons d'invalider des signatures.

Alors certes, Chavez n'est certainement pas un parfait démocrate, et c'est évidememnt un gros démago qui aurait sauvé son pays de tous les maux s'il avait réalisé le dixième de ce qu'il dit. Ca n'excuse en rien le "traitement de l'information" rendu par CH.

Ensuite, c'est au tour de Cuba. Dans le même numéro, à la même double-page, on a droit à un article sur la marche de 1.2 millions de cubains, organisée par Castro, et forcé. Alors, je précise ma position sur Cuba: je ne soutiens pas le système politique cubain, même si j'apprécie ses réalisations en terme d'espérance de vie et de scolarisation. Je ne considère pas Cuba comme un pays socialiste, justement parce qu'il n'y a pas de démocratie. Messieurs de CH, vous recopierez cent fois:
"Le socialisme, ce n'est pas quand tout appartient à l'Etat, mais quand les travailleurs sont collectivement propriétaires de l'essentiel du capital économique, ce qui suppose la souveraineté populaire. Le socialisme est incompatible avec la dictature. La démocratie du prolétariat (qui est une dictature du prolétariat pour les non-prolétaires) n'a jamais existé en URSS, en Chine, et chez leurs alliés, justement parce que ces pays étaient autocratiques". Les voyelles en vert et les consonnes en rouge.

Alors oui, Cuba est une dictature, oui, de smilliers de gens y sont maltraités, mais ça n'oblige pas à écrire n'importe quoi. Dans ce même n° de CH, on apprend que, en plus de la marche forcée, 100.000 cubains sont en taule (1% de la population! horreur!), selon la Commission cubaine des droits de l'Homme. En oubliant que le chiffre est exactement le même... aux USA! D'autant que selon les mêmes sources, il y a sur 100.000 prisonniers, 400 prisonniers d'opinion. CH dit "sûrement davantage"; probablement, mais on ne sait pas. Et surtout, cela amène à penser que l'immense majorité des prisonniers sont de droit commun. Il est également mentionné le cas de centaines de femmes innocentes, soupçonnées de prostitution, de traitements violents contre les prisonniers. C'est certain; mais ça n'a pas grand-chose à voir avec une répression politique (puisque les USA n'ont pas grand-chose ày envier, sans être une dictature). Aussi, une réflexion lumineuse: il y a plus de 200 prisons à Cuba, contre 14 avant 1959! Vive Battista! Le même raisonnement aurait pu être fait sur la France de la 1ère République, qui emprisonna plus que l'Ancien Régime (vite! Louis XIX au pouvoir!); le tout permettrait légitimement d'en déduire que si le régime de Castro est certes criminel, comme celui de la 1ère République Française, il n'en laisse pas moins des avancées incontestables (et pourquoi l'OMS continue-t-elle de classer Cuba en tête des pays latinoaméricains pour l'espérance de vie? L'OMS est sûrement un sous-marin castriste).
"Ce n'est pas une raison pour critiquer la Révolution" conclut ironiquement l'article. Je rajouterai: ce n'est pas une raison pour considérer que tout prisonnier cubain est prisonnier politique, ni que si Castro est un criminel, il n'en faut pas moins défendre les acquis de ce qui fut effectivement une Révolution, même s'il ne s'agit pas encore d'une Révolution socialiste.

Hors ligne Delapaille

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Les années passent ...
« Réponse #4 le: 27 mai 2004 à 14:40:58 »
Merci à Aurélien de rapporter ces informations,

Cela fait plusieurs années que je ne lis plus Charlie Hebdo.
Malgré la pertinence de certaines de leur informations, ils offrent une bonne illustration de ce qu'il se passe quand des contestataires sincères s'installent dans une routine et finissent, au bout de quelques années par perdre le contact avec la réalité.
Du haut de leur autorité de soi-disant journalistes, ils pensent tout savoir sur tout, et ne font même plus l'effort de vérifier sérieusement leurs informations.
Au final, ils deviennent le jouet de ceux qu'ils prétendent combattre et jouent certainement le rôle le plus pernicieux qui soit au sein de la classe ouvrière qui les pensent sincère et objectif.

Honte sur eux, et que leur incurie soit exposée sur la place publique, à la vue de tous !!!
Fraternellement,

PASCAL C.