Bonjour,
Depuis maintenant plusieurs années, tout le monde a pu constater l'augmentation de l'utilisation de l'intérim, mais aussi de sociétés sous-traitantes dans tous les secteurs d'activités, par de plus grosses sociétés donneuses d'ordres.
Toutes ces sociétés de plus ou moins petites tailles (souvent moins de 50 salariés), qui sont utilisées en cascade dans la sous-traitance, se créent, se recréent, changent rapidement de nom ou de propriétaires, changent aussi de conventions collectives, passent d'une holding à l'autre.
En conséquence, les salariés sont soumis à des conditions de travail plus précaires pour répondre à la flexibilité qu'exigent les employeurs, et de plus en plus souvent au détriment de leurs droits.
Le problème qui se pose à nous, c'est que dans ces conditions, où il est très difficile de s'organiser, une partie de plus en plus importante des salariés se retrouve isolée, sans repère, avec une perte de confiance dans la défense collective, sans compter que ces salariés, pour la grande majorité d'entre eux, ne connaissent pas notre conception d'un syndicalisme solidaire.
Dans le même temps que les effectifs des "grosses" boites évoluent peu ou diminuent, le nombre de salariés éparpillés dans ces petites structures augmente.
A mon avis, c'est un problème crucial pour le développement de notre syndicat.
Bien souvent, nos syndicats sont très absorbés par le travail à l'intérieur de la société, et notre activité ne se tourne que très peu vers l'extérieur, c'est à dire vers la population qui travaille dans le même environnement que les salariés du donneur d'ordres, sans pouvoir s'organiser, où souvent le silence est loi.
Il faut que nos syndicats mesurent la gravité de ce phénomène et y répondent !
Je pense que nous devons être solidaire avec tous les salariés, et qu'il en va de l'avenir de notre syndicat.
Qu'en pensez-vous ?
Avez-vous des témoignages ou des expèriences à apporter sur ce problème ?
Hubert Prévaud
CGT Aribus-France, Toulouse