Attac s'interroge sur le débouché politique de son action
LE MONDE | 15.05.04 | 13h12
La poussée de la gauche aux régionales avive les interrogations.
Que signifie la crise que traverse Attac illustrée par la décision prise par certains de ses membres de présenter des listes dites "100 % altermondialistes" au scrutin européen du 13 juin ?
Plusieurs mouvements historiques de l'altermondialisme semblent traverser une période d'interrogations. En Grande-Bretagne, le mouvement Globalize resistance a connu une sévère crise interne. En Espagne, le Mouvement pour une résistance globale (MRG) s'est autodissout et, de l'autre côté des Alpes, le Forum social italien, né à l'occasion du G8 à Gênes, n'est pas non plus dans une forme époustouflante."Au niveau international, commente ainsi Gustave Massiah, vice-président d'Attac, le mouvement "alter" est dans une situation un peu difficile. Il a beaucoup progressé, mais n'a pas gagné. Il est confronté à des questions délicates : comment répondre à la guerre, à l'offensive néolibérale, à la montée de la barbarie ? Bref, nous sommes dans une nouvelle phase dont on ne se sait encore si elle correspond à un flottement ou à une respiration nécessaire."
Quelles perspectives donnez-vous à ce mouvement ?
Quel avenir pensez-vous pour Attac ?