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Présidentielles : pour une candidature communiste !
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Suite au refus des autres « candidats à la candidature » de reconnaître la majorité obtenue par la candidate du PCF dans les « collectifs antilibéraux », les membres du parti sont invités à voter sur le maintien, ou pas, de sa candidature. Pour sa part, La Riposte s’associe à la recommandation du Conseil National du parti et appelle les communistes à voter massivement pour entériner la candidature de Marie-George Buffet aux élections présidentielles.
Lors de la consultation des collectifs, une très nette majorité s’est dégagée en sa faveur. Les arguments avancés par José Bové, Clémentine Autin et Yves Salesse pour bloquer sa candidature sont d’une mauvaise foi absolument évidente. Ils dénoncent une prétendue tentative, de la part du PCF, d’« imposer » la candidature communiste. Marie-George Buffet « ne fait pas consensus », disent-ils. Mais quel est le candidat qui fait consensus ? Il n’y en a pas. Cependant, avec 62% des voix, on dirait que MGB fait davantage « consensus » que tous les autres candidats réunis !
Les petites formations représentées dans le Collectif national – et dont le public n’a, pour la plupart, jamais entendu parler – prétendent que ratifier la candidature de Buffet serait un passage en force, au mépris des « droits des minorités ». Cet argument ne tient pas la route. Il est vrai que des minorités, aussi faibles soient-elles, ont des droits. Mais les majorités en ont, elles aussi ! Après des mois de débats pendant lesquels les uns et les autres ont pu avancer leurs idées et défendre leurs candidats, le vote a eu lieu. Les minorités ont non seulement des droits, mais aussi des devoirs, comme par exemple celui de respecter des décisions majoritaires.
Le PCF est une organisation dont les effectifs et l’implantation sociale sont incomparablement plus importants que la plus grande des autres formations impliquées dans les collectifs. Le poids du vote des communistes dans les collectifs reflète cette réalité – d’ailleurs très incomplètement, car seule une faible minorité des communistes est allée voter dans les collectifs. Selon les règles les plus élémentaires de la démocratie, c’est la majorité qui décide. Tout le baratin sur le thème du consensus est une manœuvre cynique pour permettre à une minorité de bloquer indéfiniment la volonté de la majorité. Bové, Salesse et Autin auraient bien voulu se servir du PCF pour faire avancer leurs propres carrières politiques. Mais il est très peu probable, en revanche, qu’ils accepteraient de tous mener campagne pour un candidat issu du PCF.
La démarche de la LCR se voulait « unitaire ». Mais en réalité il s’agissait d’une stratégie de division, qui posait comme préalable à toute alliance avec le PCF le refus de tout type d’accord avec PS. Cette exigence était parfaitement inacceptable. Pour battre la droite, le PCF doit soutenir la candidate du PS au deuxième tour des présidentielles et apporter systématiquement son soutien aux candidats socialistes arrivés en tête au premier tour des législatives. La politique sectaire de la LCR sur cette question revient à laisser passer la droite. Le désistement en faveur des candidats socialistes n’implique en aucune manière de cautionner la politique du PS. Les alliances électorales et la participation gouvernementale sont deux questions distinctes. La Riposte s’oppose à la participation du PCF dans un prochain gouvernement dominé par le PS – car dans ce cas, il servirait de caution à la politique pro-capitaliste de la direction actuelle de ce parti.
Marie-George Buffet a exprimé sa colère face à l’attitude déloyale des autres candidats, et cette colère est tout à fait légitime. Mais il faut reconnaître que les dirigeants du PCF ont commis une erreur en entraînant le parti dans ce bourbier « consensuel ». Trop de temps a été perdu à tourner en rond avec ces soi-disant « anti-libéraux » – dont bon nombre sont surtout « anti-PCF », comme le montre leur comportement dans les collectifs. Si, au cours de ces derniers mois, notre temps et notre énergie avaient été consacrés à mener campagne pour le parti sur un programme véritablement communiste, le PCF serait certainement en meilleure position, aujourd’hui, pour affronter la campagne électorale.
De nombreux communistes, marqués par le mauvais score du parti en 2002, ont été séduits par la stratégie des collectifs, dont ils pensaient qu’elle permettrait de renouer les liens entre le PCF et une partie de son électorat potentiel, et de reconquérir ainsi du terrain perdu. Mais à quelques exceptions de près, l’expérience montre que la création des « collectifs » n’a pas mis le parti en contact avec une couche plus large de la population, mais seulement avec une flopée bigarrée d’ex-communistes, d’ex-socialistes, de gauchistes divers et autres « indépendants » plus ou moins petits-bourgeois, qui n’ont apporté au mouvement que démoralisation et confusion. Mais ce qui est fait est fait. Il faut maintenant tourner la page, déclarer la candidature du PCF et démarrer immédiatement la campagne.
Le capitalisme signifie la régression sociale permanente. Il condamne des millions de personnes au chômage, à la précarité, à la misère. Dans ces conditions, le PCF dispose de réserves sociales potentiellement massives. L’idée que le PCF ne peut renforcer sa position qu’en se cachant derrière une « personnalité » non-communiste est complètement insensée. Le renforcement du PCF et la reconquête de son électorat ne dépend pas du nombre de non-communistes « anti-libéraux » qu’il aligne sur les estrades de ses meetings, mais avant tout de son programme et de son action concrète. Son mauvais score de 2002 fut la conséquence de sa participation au gouvernement Jospin, qui, malgré un certain nombre de réformes positives, axait l’essentiel de sa politique sur la défense des intérêts capitalistes (privatisations massives, etc.). Si le PCF n’avait pas été dans le gouvernement, il aurait certainement renforcé sa position, au détriment du PS, aux élections de 2002.
Mais la question de la participation au gouvernement ne règle pas tout. Encore faut-il que le programme du parti exprime clairement la nécessité d’en finir avec le capitalisme, au moyen de l’abolition de la propriété privée du secteur bancaire, des compagnies d’assurance et de crédit, ainsi que des grands groupes industriels et de la distribution. Tant que le programme général du PCF ne dépassera pas le réformisme timide qui le caractérise actuellement, il ne pourra pas offrir à la jeunesse et aux travailleurs une alternative sérieuse au système capitaliste.
La Riposte
Publication : mercredi 20 décembre 2006
Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 22 décembre 2006, par Julien Allaix
L’attitude de la Riposte depuis le début a toujours été claire : pas d’alliance du PCF avec les autres partis quels qu’ils soient : l’identité communiste prime. Mais qui s’intéresse à l’identité du PC en dehors des membres du parti ? Personne. Enfin si : le PS qui sait que la fin de l’union anti-libérale va lui profiter.
1) Le PC a une mauvaise image dans la société : l’ombre de Staline et de ses exactions pèse toujours.
2) Le PC ne propose pas de programme clair, seulement quelques propositions qui se contredisent souvent : il ressemble plus à un parti protestataire (comme la LCR) qu’à un parti de gouvernement.
3) Le PC, à cause du vote de ses militants, montre une aspect dictatorial très mauvais pour son image : on dirige le mouvement, ou bien on n’en fait pas parti.
4) Le PC véhicule une image de parti de "vieux" (comparez les autres candidats à MGB), et démodé (écoutez les médias actuels parler du marxisme).
Conclusion : A une époque ou l’image médiatique d’un parti, voire le charisme de son représentant, prime sur son identité historique et philosophique, et les apparences sur le contenu, défendre l’identité du PC, c’est courir à sa perte. Le rassemblement anti-libéral, qui contrairement au PC, a une image d’équipe qui gagne (succès du NON au référendum, image internationale de Bové), était le moyen pour le PC de redorer son image tout en faisant entendre sa voix. Ce rassemblement était un espoir pour beaucoup de gens et une alternative réelle au vote PS. Le résultat du premier tour de la présidentiel, je le connais déjà : le PC à 2-3% et un vote utile pour Royale car il ne sert à rien de voter pour des petits partis comme le PC. Quant à moi, et après ce qui s’est passé, je ne sais pas si je vais voter PC comme d’habitude… J’ai été déçu… Dommage que les bulletins blancs ne soient pas comptabilisés.
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 24 décembre 2006, par Gautier WEINMANN
Décidément, je pense que certains n’ont toujours rien compris. Je ne suis pas à la Riposte, donc je suis d’autant plus objectif.
Je pense qu’on aurait pu empiler les noms de groupuscules et courants politiques inconnus des masses (minoritaires LCR, PRS, MARS, AlterEcolo et j’en passe !!) et sans réelle implantation, on ne ferait pas un meilleur score aux présidentielles, le flou du bazar n’aurait pas permis de sortir du lot, loin de là. Qu’on ne me parle pas de "dynamique unitaire" : combien de citoyens se sont penchés sur la démarche des collectifs ? Mille tout au plus. Et s’est pas le "succès" des meetings qui démontre quoi que se soit, le PCF seul n’aurait pas fait moins de monde. Dans les collectifs, se sont des militants divers (Verts, LCR, PCF, PS), certains voulant se donner bonne conscience par rapport à leur direction respective, d’autres voulant jouer sur tous les tableaux, et enfin, plus siniquement, faisant du sabotage du mouvement à leur profit (LCR) dans l’unique but d’affaiblir le PCF. Par ailleurs, les objectifs de tout ce beau monde étaient différents et contradictoires : Bové seulement pour les verts, exister pour certains (Autain), diviser la gauche pour la LCR, refonder la gauche "radicale" pour les liquidateurs comme Braouzec.
Avec le consensus, la campagne n’aurait JAMAIS pu démarrer, puisque chacun avait sa position bien arrétée. Personne n’aurait jamais pu faire consensus. C’est un fait. Donc, il faut bien que certains prennent leur responsabilité, et en l’occurence, celui qui avait le plus à y perdre, le PCF, l’a fait, par une décision démocratique incontestable. Un grand pouvoir signifie de lourdes résponsabilités.
Après, faudra qd même m’expliquer en quoi des personnalités comme Bové, Braouzec, Autain et Salesse sont génés à soutenir Buffet, pour maintenant. Après tout, les idées sont les plus importantes non ? Pas pour eux apparemment : ils préfèrent se lamenter et crier au loup, de non respect de règles du jeu (qui avaient pourtant démontré leur inadapation !). Etrange comme comportement. Dans ces moments puérils, on se dit : Y a bien autre chose que les élections qui se tramait derrière tout ça, et les mauvais perdants ne veulent plus jouer, car leur but n’a jamais été la victoire en 2007 !
Il est vrai que le grand public se fout de l’identité du PCF. Ce qui compte, pour lui, se sont les idées qu’il défend et ses positions (vote NON au TCE). Et là, il a un rôle important à jouer, puisque personne ne le fera à sa place. Le PS, contrairement à ce qui est dit, aurait eu un grand intérêt à avoir un pôle conséquent sur sa gauche, afin d’avoir un vivier de voix pour le second tour. La ligne stratégique du rassemblement antilibéral et du PCF a toujours été la même, donc on voit pas trop dans ces conditions, comment le PS pourrait se réjouir de quoi que se soit.
Le programme du PCF, s’il n’est pas clair, est pourtant le même que celui du rassemblement antilibé, donc, la aussi, pas de quoi le critiquer. Bien sûr, il est insuffisant, ce que la Riposte dit très bien.
Après, dire que le PCF a une mauvaise image à cause de Staline, c’est comme le PS avec Mitterand, la droite avec Pétain, et j’en passe. Ca ne vole pas bien haut. Parti de protestation ? Encore heureux que l’on s’insurge contre le système, sinon on perd notre raison d’être. Quand on parle de parti de gouvernement, faut savoir ce qu’on met derrière, car au travers du terme flou "d’alliance", faut voir ce qu’on met. Si être un parti de gouvernement, c’est faire avancer des réformes importantes et empêcher Sarkozy de faire son Etat UMP, ca me va très bien !
Enfin, les votes sont démocratiques au PCF, faut arrêter les affabulations. D’ailleurs je pense que quand on est pas au parti, il vaut mieux parler de ce que l’on connait.
Je suis entièrement d’accord que les grands média dominants de pronnent pas le marxisme, ce n’est pas un scoop à vrai dire. Ils défendent le système. Mais je ne les ai entends pas non plus chanter les louanges de l’antilibéralisme ! D’ailleurs, contre eux, le "Non" a gagner l’année dernière, ce qui prouve que les gens sont capable de discernement.
L’attitude du PCF a été admirable à cette occasion, pas mal pour un parti de vieux tyrans dictateurs ! Si je ne me trompe pas, le vieillissment de la France est un phénomène général, pas spécifique au PCF. Et de nombreux jeunes nous rejoignent, dans ma section en particulier. Je voudrais bien connaitre l’âge qu’il faut avoir pour être un bon militant. Est-ce qu’à partir d’un certain âge, on a plus rien le droit de faire ? Les délégués du rassemblement antilibéral étaient tous des vieux de toute façon ! La politique, c’est un truc de vieux, c’est connu ! Que des anciens soixante huitards en manque de sensations fortes à mon avis. Je le dis comme je pense, j’ai 23 ans, mais le délégué de mon collectif m’a expliqué que la "sociologie" des membres du rassemblement était bien éloignée de celle du mouvement anti-CPE…
Ce qui écoeurent les adversaires du PCF, que se soient Autain, Braouzec ou Bové et LCR, c’est au contraire la grande force militante du parti, qui leur font énormément envie, et qui a eu raison de leurs magouilles. Si dès le début la LCR n’a pas participé au rassemblement, c’est parcequ’ elle savait qu’avec ses forces, elle se ferait bouffer par le PCF. Donc autant avoir un pied dedans, un autre dehors, histoire de mieux manipuler son monde.
Enfin, le PCF n’est pas un petit parti, contrairement à ce qui est dit. C’est un grand parti démocratique, ouvert, avec des propositions fortes. Tout ce qui est dit dans le message précédent devrait encouager et galvaniser les militants du PCF afin de faire le score le plus grand possible et de conjurer le spectre de 2002. Il faut faire du PCF le plus grand parti de gauche, rien de plus !!!
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 24 décembre 2006, par mashmalo56
Ce genre de message me conforte dans l’idée que le Parti a bien fait de ne pas plier sur la question de la candidature. Plus que jamais il nous faut tout mettre en oeuvre pour reconstruire un Parti communiste puissant dans ce pays.
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 24 décembre 2006
J’apelle La Riposte as des actions communes sur Cuba, l’UE du capital, la KSM, le programme-candidat etc… cest fondamental pour contrer la direction réformiste du pcf ET POUR CONSTRUIRE UNE VERITABLE ALTERNATIVE DE GAUCHE EN FRANCE !
PRCF www.initiative-communiste.fr
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 24 décembre 2006, par La Riposte
Chers camarades,
Je voudrais répondre au courrier de Julien Allaix.
Il dit : "L’attitude de la Riposte depuis le début a toujours été claire : pas d’alliance du PCF avec les autres partis quels qu’ils soient : l’identité communiste prime."
Ceci n’est pas exact. Au contraire, La Riposte est favorable à l’union de toutes les forces de gauche. Dans les élections qui approchent, elle est favorable au désistement réciproque entre le PCF et le PS. A chaque fois que le PS se trouve en tête des candidats de gauche au premier tour d’une élection, le PCF devrait systématiquement le soutenir contre la droite.
En même temps, nous luttons pour faire avancer les idées du marxisme dans le PCF et le MJCF. Les militants du PS et du MJS qui s’intéressent au marxisme sont eux aussi bienvenus à La Riposte.
Ensuite, Julien dit : "Mais qui s’intéresse à l’identité du PC en dehors des membres du parti ? Personne." Nous ne partageons pas ce point de vue. Au contraire, ce qui se passe à l’intérieur du PCF est d’une importance absolument vitale pour les travailleurs et les jeunes de France. C’est précisement l’abandon des principes, du programme, et de la théorie du marxisme par le PCF qui prive la masse de la population d’une alternative sérieuse au capitalisme.
Comment le parti peut-il avoir "un aspect dictatorial" en raison du vote démocratique de ses adhérents ? L’attitude du PCF n’était pas de dire "on dirige le mouvement, ou on n’en fait pas partie". En fait, non seulement la majorité des adhérents du PCF voulait MGB comme candidate, mais aussi une très nette majorité des collectifs. Il n’y a donc pas, ici, de "passage en force" ou de "dictat", mais tout simplement le fait que, en démocratie, la majorité l’emporte sur la minorité.
Si quelqu’un dans cette affaire a adopté une attitude selon laquelle "si je ne suis pas le dirigeant, je m’en vais", c’est bien José Bové !
Fraternellement,
Greg Oxley
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 27 décembre 2006, par Julien Allaix
Pour répondre à Gautier WEINMANN.
Au sujet d’un consensus entres les différentes parties : Ce n’est pas parce que des citoyens ne se rendent pas aux meetings qu’ils ne soutiennent pas le mouvement. Le FN en est le meilleur example. Ce n’est pas parce qu’un parti possède beaucoup de militants et des moyens importants que le peuple le soutient. Le PCF en est le meilleur exemple. Je n’impute pas l’échec de l’union uniquement au PCF, chacun a sa part de responsabilité. Les objectifs étaient différents et contradictoires ? Je crois plutôt que les moyens étaient différents. Il y avait consensus sur l’objectif principal : empêcher les grandes entreprises de diriger le pays. Certe les moyens étaient différents (socialisme ? décroissance ? capitalisme réformiste ?). Pourtant, il vaut mieux commencer par former un grand parti de rassemblement qui propose une véritable alternative au capitalisme libéral, quitte à passer par une phase réformiste, voire à étudier la théorie de la décroissance (qui ne me semble d’ailleurs pas forcément incompatible avec un marxisme écologique). Bové était le mieux placé pour représenter le mouvement : c’est l’une des personnalités les plus appréciées des français, et il n’est membre d’aucun parti. On sait que le PCF n’aurait jamais pu accepter un candidat de la LCR et inversement pour des raisons historiques (d’où le départ de la LCR qui connaissait d’avance le résultat de l’élection). Au contraire, choisir Bové, voire Autain, pour diriger le mouvement, aurait peut-être fait revenir La LCR (6% dans les sondages, 2 fois plus que le PCF). En ce qui concerne les autres, pourquoi soutenir Buffet ? Elle fait actuellement 3% dans les sondages !!! Bové ne va pas se compromettre avec une candidate qui risque de faire chuter sa propre popularité. Il en aura peut-être besoin lors d’une future élection…
Au sujet du vote démocratique : Chaque membre du PCF a pu voter pour élire son représentant et en cela le vote est démocratique. Mais… Quel était le pourcentage des membres du PCF dans le mouvement antilibéral ? On sait qu’un certain nombre de collectifs on été créés uniquement pour soutenir la candidature MGB. Ce pourcentage représente-t-il vraiment l’électorat antilibéral ? Bien sûr que non. Comme je l’ai déjà dit plus haut, le PCF compte beaucoup de militants mais représente au final peu de votes citoyens. La crise de la représentation démocratique qui existe dans ce pays (Chirac élu avec 20% des voix, référendum du non/vote du parlement) s’est donc aussi faite ressentir dans ce mouvement, avant même l’élection de sa direction. On peut donc dire que l’élection est démocratique dans le sens qu’on lui donne actuellement. Mais en cas de "vraie" démocratie, c’est à dire "participative", le résultat aurait été tout autre. Bové aurait été élu haut la main. Je connais même quelqu’un qui va voter Sarkosy, et qui aurait voté Bové s’il s’était présenté.
Au sujet du PS et de la division de la gauche : Bien entendu que le PS est satisfait. Je me demande bien comment on peut en douter… Le PS est et désormais restera la seule alternative à gauche ! Avec un bon résultat aux présidentielles, le mouvement antilibéral aurait pu (dans mes rêves) déboucher sur la création d’un nouveau parti anticapitaliste, a l’instar de ce qui existe aux Pays-Bas et en Allemagne. Regardons l’exemple du Linkspartei allemand. Il a réussi là où nous allons échouer. Les résultats des élections ont obligé les socio-démocrates et les conservateurs à s’allier pour gouverner : il existe aujourd’hui en Allemagne une véritable ligne de démarcation entre les capitalistes libéraux et les socialistes/réformateurs. Ainsi le jeu des partis devient clair, on ne sait pas seulement pour qui, mais surtout pour quoi l’on vote. En France, il n’existe pas d’alternative de gauche au capitalisme libéral. Il existe par contre une alternative de droite : le FN - malgré quelques divisions qui appartiennent au passé - a bien compris aujourd’hui qu’il avait tout intérêt à rester souder. On sait qu’une crise du capitalisme mondial devrait survenir dans les prochaines années. Et on sait que l’histoire se répète. Et lorsque cela arrivera, il n’y aura en France qu’une alternative : le FN. Tiens, ça me rappelle la crise de 1929 et l’arrivée au pouvoir des nazis…
Au sujet du "reste" : La ligne du rassemblement antilibéral n’est pas clair ? Comment pourrait-elle l’être quand on arrive déjà pas à se mettre d’accord sur un représentant… Le PCF a une mauvaise image à cause de Staline. Tu seras d’accord avec moi (j’espère !) que Mitterand n’a pas laissé une mauvaise image pour tout monde. Qu’au niveau de l’intensité de l’image, ça n’a rien à voir ! Staline était un boucher qui a fait tuer encore plus de monde que les nazis ! Quant à la droite, elle s’en sort assez bien puisque l’ombre de De Gaulle pèse toujours sur l’UMP. L’extrême-droite, elle, est associée à l’image d’Hitler et de Pétain : mais elle est en train de réussir à s’en débarasser. A propos du parti de gouvernement, ça signifie tout simplement… pouvoir gouverner ! C’est à dire GAGNER l’élection présidentielle. MGB seule ne peut pas aujourd’hui prétendre au poste de présidente de le république. Et ne le pourra pas non plus dans l’avenir. C’est pourquoi le PCF n’est pas un parti de gouvernement (mais qu’il a raison de ne pas s’allier avec le PS). Au sujet de l’image vieille : c’est simplement une question de plan média. Pourquoi la LCR réalise-t-elle aujourd’hui un meilleur score que le PC ? Parce que son porte-parole est jeune et sympathique ! Regardez S. Royale en maillot de bain sur la plage ! Regardez D. Villepin faire du jogging et N. Sarkosy faire du vélo. Comme je l’ai déjà dit, le français moyen trouve ces gens-là dynamiques et est plus réceptif à leur discours qu’à ceux de MGB ou A. Laguiller.
Voilà. Le PCF ne deviendra pas le plus grand parti de gauche. Désolé de briser tes rêves mais depuis 11 ans que je vote (j’ai 29 ans), j’ai vu le parti perdre peu à peu le soutien de la population au profit d’autres partis de gauche (Verts, LO, LCR, PS). Ces gens ne souhaitent pas forcément revenir vers le PCF. Pourquoi le feraient-il ? Le PCF s’occupe-t-il de l’environnement ? Propose-t-il le contrôle des moyens de production par les employés ? Essaie-t-il de proposer de nouvelles idées comme la démocratie participative ? Non. Le PCF ressemble plus aujourd’hui à un parti qui essaie de garder ses derniers sièges au parlement en continuant à faire des arrangements avec le PS. Il y a un véritable choix que le parti doit faire : avoir une véritable attitude anticapitaliste comme le marxisme l’impose, ou continuer à mourir à petit feu. L’élection de MGB a montré que la deuxième voix a été choisie pour 2007. Je suis un marxiste convaincu. Non seulement le PCF ne propose pas de programme marxiste, mais il rate l’occasion de s’allier avec des groupes proches de leurs idées (et qui apportent des idées nouvelles). Bref, Gautier, quand j’avais 20 ans, les jeunes de gauche que je connaissaient votaient LO ou Verts. Je suppose qu’aujourd’hui ils votent LCR. Le PC lui, a encore raté le train…
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 27 décembre 2006, par Julien Allaix
Cher Greg Oxley, je voudrais d’abord t’apporter mon soutien pour tout le travail que tu effectue afin de faire progresser les idées marxistes au sein du PCF. Les théoriciens marxistes et les économistes socialistes se font de plus en plus rares de nos jours…
J’ai répondu à plusieurs des points que tu as soulevé dans ma réponse à Gautier WEINMANN ci-dessus, mais je compte toutefois apporter quelques précisions.
Je suis bien d’accord sur le fait que le PC se doit de soutenir le PS lorsque ce dernier est majoritaire. Mais je parlais plus spécifiquement de la présentation aux élections d’un candidat unique. Il est bien entendu qu’aucune alliance avec le PS n’est souhaitable aujourd’hui, d’autant que ce parti semble de plus en plus délaisser le réformisme pour se diriger vers le libéralisme. Ce qui m’ennuie, c’est que le PC soit incapable de s’allier avec les autres partis et mouvements antilibéraux, afin de créer une force capable de rivaliser avec les 3 autres grands partis (PS/UMP/FN).
Ensuite, pour la plupart des gens, les idées du PC sont soit, les mêmes que celles de la gauche du PS, soit les mêmes que celle de la LCR, de LO, ou du PT. Ce qui laisse peu de marge au PCF pour affirmer sa propre identité. Elire MGB comme candidate du parti à la présidentielle, ce n’est pas affirmer l’identité du PCF, c’est proposer une solution réformiste délaissée par la direction du PS, solution que le PS a d’ailleurs abandonné en constatant son échec.
Quant à l’attitude dictatorial du PCF envers le mouvement antilibéral, le mot est peut-être un peu fort. Mais comme je l’explique dans mon autre message, l’idée d’antilibéralisme n’est pas aujourd’hui associé dans l’esprit des gens au PCF. Que le parti ait été majoritaire dans les collectifs, c’est un fait. Que ces collectifs aient représentés le point de vue des citoyens antilibéraux, c’est faux.
Quant à José Bové, il avait bien compris que l’emprise du PCF sur les collectifs ne pourraient mener qu’à la prise de contrôle du mouvement par les communistes, en ne laissant plus de place pour les autres idées. Bové était le candidat charismatique dont les antilibéraux avaient besoin : il a une bonne image médiatique, une image d’homme d’action et d’insoumission aux intérêts des capitalistes. Et pas parce qu’il fait du vélo ou jogging, mais parce qu’il detruit des champs d’OGM !
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Présidentielles : pour une candidature communiste !
Le 27 décembre 2006, par La Riposte
Chers camarades,
Les derniers messages (de Julien et de Gautier)soulèvent des questions intéressantes qui mériteraient d’être débattues sérieusement. Mais ici n’est pas vraiment le lieu pour cela. Pour des échanges de ce type, il vaut mieux aller sur le Forum de discussion de La Riposte.
Greg Oxley
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