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Patrick Balkany (UMP) : « Il n’y a pas de pauvres en France » [vidéo]
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Patrick Balkany (UMP) : « Il n’y a pas de pauvres en France » [vidéo]

Interviewé par l’un des faux journalistes de l’équipe des « Yes Men », pour une chaîne de télévision américaine – Capital One – qui n’existe pas, le député UMP de Levallois, Patrick Balkany, a mis les pieds dans le plat en expliquant avec franchise sa vision de la France.

« Quand je me balade à Paris, lui dit le journaliste, c’est si beau, si français. Mais dans les villes américaines, les pauvres sont partout, ce n’est pas très beau à voir, c’est le bazar. Comment avez-vous fait, en France, pour inciter les pauvres à quitter le centre-ville et à vivre en banlieue ? »

Voici la réponse de Balkany : « Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, ce sont des gens qui gagnent un peu moins d’argent. Mais comme ils gagnent moins d’argent, ils ont les mêmes logements que les autres, sauf que, eux, ils les payent moins cher. Et ils vivent très bien. Nous n’avons pas de misère en France. Il n’y a pas de ce que vous appelez "les pauvres". Bien sûr, il y a quelques "sans domicile fixe", qui, eux, ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux-là, croyez-moi, on s’en occupe. Il y a des foyers d’accueil parce que, en hiver, en France aussi, il fait froid, et il n’est pas question de laisser dehors les gens qui sont dans la misère. Donc nous leur donnons des asiles, on leur donne à manger, on les lave, on leur donne tout ce dont ils ont besoin. Mais ce sont des gens relativement rares, qui ont décidé, une fois pour toutes, qu’ils étaient en marge de la société, qu’ils ne voulaient pas travailler ou qu’ils avaient été rejetés par la société. »

Ci-dessous la vidéo :

Publication : vendredi 22 février 2008

Patrick Balkany (UMP) : « Il n’y a pas de pauvres en France » [vidéo]
Le 23 février 2008

Patrick Balkany : Quatre mandats de députés mais combien de scandales ?

En mai 1996, Patrick Balkany a été condamné (décision confirmée en appel le 30 janvier 1997) par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité. Il avait rémunéré aux frais du contribuable levalloisien trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny

En 1997, sa maîtresse l’accuse publiquement de l’avoir contrainte à une fellation sous la menace d’une arme à feu.

des Le 28 juillet 1999, la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France a condamné Patrick Balkany pour avoir employé, pendant plusieurs années, trois agents municipaux de Levallois à son usage personnel. Au terme de ce jugement, le maire a été contraint de rembourser à la ville le montant des salaires : 523 897,96 euros. Son épouse Isabelle (avec qui il est alors en instance de divorce) -qui est vice-présidente du conseil généralHauts-de-Seine et conseillère municipale à Levallois-Perret- a été condamnée à la même peine d’ emprisonnement pour "prise illégale d’intérêts".

Ayant interjeté l’appel devant le Conseil d’État qui a confirmé le jugement de la Chambre, le 27 juillet 2005, Patrick Balkany a étalé le remboursement des salaires à la ville de 2000 à 2006.

Patrick Balkany est aussi redevable à la municipalité de Levallois des intérêts que les juges ont fait courir à compter du 31 mai 1995, date du licenciement par le maire des agents communaux, soit un montant de 230 865,57 euros. En février 2007, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, Thierry Breton, a été saisi par Patrick Balkany d’une demande de remise gracieuse de cette dette. Le 12 février 2007, le conseil municipal de Levallois (à majorité UMP) a donné son accord préalable à la requête de Patrick Balkany.

En aout 2007, Nicolas Kayser-Bril démontre, grâce à l’outil Wikiscanner, que la mairie de Levallois-Perret a modifié plus de cent fois la page wikipédia sur Patrick Balkany. Le but étant d’effacer les informations donnant une mauvaise image du maire, comme le canular des Yes Men




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