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"Pas touche au Venezuela !" réunit 110 personnes dans l’amphi du PCF de Paris
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Le lundi 30 janvier, 110 personnes se sont réunies dans l’amphithéâtre de la Fédération PCF de Paris, rue Lafayette, pour participer à notre conférence-débat avec Alan Woods, le président de la campagne internationale Pas touche au Venezuela ! Le public était composé, pour partie, de militants et sympathisants du PCF et du MJC, ainsi que de personnes qui avaient déjà assisté à l’une de nos réunions sur ce thème.

Alan a commencé son exposé en évoquant de l’impasse dans laquelle se trouve le capitalisme mondial. « L’humanité a développé la technologie et la science à un niveau tel qu’il serait possible d’en finir une fois pour toutes avec la misère, les famines et les épidémies. Or, la moitié de la population mondiale vit avec moins de 2 dollars par jours, et des millions de gens meurent, chaque année, faute de nourriture. »

« Les capitalistes américains parlent d’envoyer un homme sur Mars », a rappelé Alan. « Je pense qu’on devrait apporter un soutien sans faille à ce projet - à une condition : que l’homme en question soit Georges Bush, et qu’il n’en revienne jamais ! »

Alan s’est ensuite concentré sur les processus révolutionnaires à l’œuvre en Amérique latine, qui sont une expression de l’impasse du système capitaliste et des limites de l’impérialisme américain. Après avoir retracé les principales étapes de la révolution vénézuélienne depuis le Caracazo de 1989, il a insisté sur le fait que cette révolution, comme le dit Chavez lui-même, n’est pas encore irréversible. « On ne peut pas faire la moitié d’une révolution. Le mouvement révolutionnaire doit s’atteler aux tâches socialistes, c’est-à-dire exproprier les capitalistes et les grands propriétaires terriens, qui contrôlent toujours de larges pans de l’économie vénézuelienne. » A la tribune, Marie-Antoinette Borjas, de l’Ambassade vénézuélienne, a chaleureusement remercié Alan et les militants de notre campagne pour leur travail de solidarité avec la révolution vénézuélienne. S’adressant à Alan : « Tu seras toujours bienvenu au Venezuela. D’ailleurs, on te considère comme un citoyen vénézuélien ! » De notre côté, on tient à remercier Marie-Antoinette et le personnel de l’Ambassade pour le soutien qu’ils apportent au travail de notre campagne.

Parmi le public se trouvait Esteban Volkov, le petit-fils de Léon Trotsky, de passage à Paris pour le tournage d’un film documentaire le concernant. Lorsque le président de la réunion a signalé la présence d’Esteban, le public l’a spontanément et chaleureusement applaudi. C’est là une bonne illustration du fait que, dans les rangs du Parti Communiste, Léon Trotsky est de plus en plus reconnu pour ce qu’il fut : un extraordinaire représentant du marxisme et le dirigeant, aux côtés de Lénine, de la révolution russe de 1917.

La soirée s’est terminée en musique : Thomas de Aquino nous a interprété, à la guitare, un chant à la gloire de Che Guevara.

Le succès de cet événement et l’enthousiasme que suscite la révolution au Venezuela nous renforcent dans notre détermination à développer la campagne Pas touche au Venezuela !, qui a déjà prévu une série de réunions publiques à Grenoble, Aix en Provence, Toulon et Marseille.

Publication : mercredi 8 février 2006


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