
|
 |
 |
|
|
Communiqué de presse - Elections municipales : battre la droite !
 |
 |
L’association La Riposte appelle les électeurs à voter massivement, aux élections municipales, pour infliger une défaite cinglante aux partis de droite. Au premier comme au deuxième tour, il faut se mobiliser autour des listes du PCF ou soutenues par le PCF. A l’heure où le capitalisme et ses représentants politiques nous imposent la démolition des conquêtes sociales sur toute la ligne, une progression électorale des partis de gauche encouragera tous ceux qui luttent contre Sarkozy et son gouvernement.
La Riposte milite pour que le PCF tourne le dos au réformisme vaguement « anti-libéral » qui caractérise son programme actuel. Les compromis et renoncements successifs de ces dernières années l’ont considérablement affaibli sur les plans organisationnel et électoral. Nous voulons que le parti renoue avec des idées authentiquement communistes. C’est la seule façon, pour le parti, d’inverser son déclin. La Riposte s’est catégoriquement et publiquement opposée, par exemple, à la présence de candidats du PCF sur des listes communes avec le MoDem, au premier comme au deuxième tour. Cependant, malgré ces divergences importantes, et conformément à nos engagements lors des élections précédentes, nous considérons qu’il est indispensable que tous les adhérents et sympathisants du PCF se mobilisent pour renforcer le parti et son assise électorale.
La Riposte
Publication : vendredi 7 mars 2008
Post Scriptum : Une camarade PCF de Toulouse nous fait remarquer, à juste titre, que nous aurions dû mentionner les élections cantonales, dans notre communiqué. Les médias capitalistes passent volontairement ces élections sous silence, dans l’espoir de démobiliser l’électorat au profit de la droite.
Nous corrigeons donc cet oubli, et appelons évidemment à voter pour les candidats PCF aux cantonales.
La Riposte
Communiqué de presse - Elections municipales : battre la droite !
Le 8 mars 2008, par Gérard Beck
Donc si je comprends bien, après avoir dénoncé véhémentement les alliances « contre-nature » (PCF/PS/droite dont MoDem), y compris au premier tour comme à Grenoble, faut quand même en dernier ressort et dans l’isoloir voter pour.
Consternant !
Mais qui sont donc les « liquidateurs » comme vous aimez à les clouer au pilori ?
|
Communiqué de presse - Elections municipales : battre la droite !
Le 9 mars 2008, par La Riposte
Gérard,
La Riposte s’est opposée aux alliances avec le MoDem avant les élections et s’y opposera toujours après. Notre appel à voter pour les listes soutenues par le PCF, même lorsque le MoDem figure sur la liste, n’enlève rien à notre opposition totale à ces alliances avec la droite. Après les élections, là où les listes PCF-PS-Modem l’emportent, les militants communistes et socialistes devraient selon nous exiger que le PS et le PCF rompent avec le MoDem - même lorsque cela signifie qu’ils perdent la majorité au conseil municipal.
Notre communiqué de presse donne une consigne de vote générale. Il ne rentre pas dans la question de ces villes où des communistes ont formé des listes "dissidentes", sur la base d’une opposition aux alliances avec le MoDem. Dans ces cas, la consigne de vote au premier tour peut varier, en effet. Mais ce n’est vraiment pas sur la question des consignes de vote dans telle ou telle ville que le débat doit porter. Il doit porter sur la dérive réformiste qui a mené le PS et le PCF à faire alliance avec le MoDem. Cette dérive réformiste, les dirigeants liquidateurs du PCF qui, aujourd’hui, s’opposent aux alliances avec le MoDem, en sont eux aussi responsables. Ils s’opposent à des alliances dont ils ont préparé la base politique. Leur mot d’ordre actuel est : "Non aux alliances avec le MoDem ! Dépasser la forme parti ! En finir avec la référence au communisme !". C’est une position parfaitement contradictoire, que de nombreux communistes interprètent à juste titre comme purement tactique, opportuniste et dénuée de principes.
|
Municipales : battre la droite !
Le 9 mars 2008, par Métral Isabelle
Accepter de former des listes avec le PS et le Modem, c’est accréditer l’idée que la gestion de droite ou de gauche, c’est pareil. En plus, bien souvent, quand ce cas de figure se présente, ce qu’on attend du PCF, c’est de donner une caution de gauche à l’alliance, et rassurer les électeurs qui pourraient hésiter un peu sur la direction prise… Donc, on l’achète. Combien de fois la PCF pourra vendre ainsi sa caution après cette fois-ci, ça n’est pas évident, car le crédit s’use quand on s’en sert mal…Sans compter que la PCF peut être localement faible en voix et trouver là un moyen de ne pas compter ses (maigres) voix, ou ne pas avoir à se poser la question des meilleures alliances. Cela ne trompe personne.
Question alliances, justement, en tournant le dos aux anti-libéraux en décembre 2006, le PCF s’est parfois condamné à une certaine solitude… En dehors du PS, même le plus droitier, pas de salut ? A quelque prix que ce soit ? Voir dans ces alliés potentiels qu’étaient les anti-libéraux, ceux qui avaient fait avec vous le succès du non au référendum, des gens prêts à composer avec le capitalisme, c’est
se rassurer à peu de frais, quand on doute de sa capacité à engager le dialogue, et à rayonner…Le gain à long terme est loin d’être évident.
Non, il ne faut pas cautionner les alliances PS-MODEM, c’est brouiller les repères, c’est rendre un très mauvais service à la gauche. Figurez-vous d’ailleurs que dans notre ville de Grenoble, où la compromission avec la droite atteint des sommets, puisque la liste "unie" de la gauche blanchit, oui, recycle, des amis de notre ancien maire corrompu Alain Carrignon, il s’est trouvé des membres du PS pour dire à leur camarade maire (qui a fait sa liste sans rien leur demander du tout) qu’il les trahissait ! Voyez, les socialistes eux-mêmes rechignent.
Si le PCF cautionne des alliances PS-MODEM au premier tour, c’est malheureusement parce qu’il a peur de devoir afficher le peu de poids qu’il a dans l’électorat. Ce n’est pas s’en réjouir que de le dire.
C’est donc pour de bonnes raisons que beaucoup de communistes locaux (n’allez pas y voir l’effet de tendances réelles ou supposées, cela n’a aucun rapport) s’opposent à la démarche. Allez-vous donc continuer à vous débarrasser d’arguments de principe en traitant ceux qui vous les opposent de "liquidateurs" ? N’est-ce pas "liquider" le débat ?
Cela augure mal de l’avenir du PCF de voir que ceux-là mêmes qui veulent sauver son existence en sont réduits à user de semblables procédés dans l’échange.
|
|
|
 |
|
 |
|